Aux VIIe et XIIe siècles, c’est l’usage de gratter l’écriture des parchemins, ou de laver les papyrus, pour remplacer des textes classiques par des écrits théologiques, qui pris l’appellation de palimpseste.

 

« La création est
un palimpseste à travers
lequel on déchiffre Dieu »

     Victor Hugo

Le projet RU3 propose un modèle de fonctionnement basé sur une application de l’effet palimpseste (1).


Les concepteurs de réseaux neuronaux utilisent l’effet palimpseste dans la technique suivante : lorsque les connexions neuronales impliquées dans les processus de mémorisation ne sont pas réactivées périodiquement, ces liaisons sont réutilisées pour stocker d’autres données. Ce principe est intégré en tant que concept fondamental dans le modèle RU3 de réseau intelligent. Les chemins d’accès aux informations les plus utilisées sont les plus redondants. Les chemins conduisant à des informations périmées ou à des impasses s’effacent d’eux-mêmes de la mémoire collective.

 

(1) Modèle proposé par Véronique Perdereau, directrice de recherches au Laboratoire des Instruments et Systèmes d’Ile-de-France, université Pierre et Marie Curie de Paris (France).

 
  

Le peer to peer au service des réseaux intelligents

  

Principe de redondance de l’information collective

  

L’effet palimpseste, un procédé d’autorégulation